Manifestation anti-pass sanitaire : avec une mobilisation de 140 000 manifestants, le mouvement est en perte de vitesse !

Comme l’on pouvait s’y attendre, les opposants à l’instauration du pass sanitaire semblent déjà se décourager après quelques semaines infructueuses de manifestations. Nouveau sésame indiqué pour un retour à la normale, cette mesure instaurée depuis juillet dernier est loin de faire l’unanimité. Un manque de consensus qui s’est manifesté dans toute la France par des vagues de protestation.

Cependant, il semblerait que ces foules de manifestants décroissent au fil des week-ends. C’est du moins ce qu’on peut déduire des chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur hier au sujet de cette mobilisation contre une décision prise au sommet de l’État français.

Une mobilisation qui peine à se poursuivre

Démarrée depuis déjà deux mois suite à l’annonce de la mise en vigueur du pass sanitaire, l’expression de rébellion de certains citoyens français peine à se prolonger. Aujourd’hui nécessaire pour accéder à certains lieux publics ou exercer certaines activités, il passe aux yeux de certains comme un recul des libertés publiques. Un sentiment qui les pousse chaque week-end depuis huit semaines à envahir les rues des grandes villes de l’Hexagone pour exprimer leur mécontentement.

Pour ces opposants au pass sanitaire et donc à la vaccination, les débuts du mouvement avaient été plutôt massifs en termes de participation. Mais depuis bientôt trois semaines, la tendance est nettement tournée vers la baisse. Ils étaient notamment plus de 141 000 personnes à manifester hier dans la métropole, soit 20 000 personnes de moins que la semaine dernière.

Dans cette volonté de bras de fer entre eux et l’État français, certains manifestants auraient même dépassé les bornes. Une situation qui a donné lieu dans des villes comme à l’intervention de la police. Un constat déplorable pendant que la crise du coronavirus est encore loin d’être endiguée.

Les motivations des manifestants incomprises ou non considérées par l’État central

Dans un contexte de crise sanitaire marqué par des vagues les unes aussi meurtrières que les autres, la France à l’instar des autres pays du monde mise sur la vaccination comme moyen d’atteinte de l’immunité collective. Une politique de retour vers une vie normale souhaitée depuis le début de l’année par le président Emmanuel Macron et qui impose la prise de décisions contestables, mais justifiées.

Et c’est justement l’une de ces décisions à savoir l’institution du pass sanitaire comme laissez-passer de plusieurs activités qui suscite aujourd’hui la colère de plusieurs Français. Pour eux, la vaccination dont résulte principalement l’obtention du pass sanitaire devrait être une question de liberté individuelle et non une imposition gouvernementale.

Une situation qui aujourd’hui leur fait penser à une restriction des droits et libertés de l’homme dans le pays qui est censé en être le berceau.

Un énième mouvement impuissant face aux prérogatives de puissance de l’État ?

En tant que seule et légitime autorité jouissant du pouvoir coercitif sur son territoire, il est difficile pour des groupes d’individus de tenir tête à un État. Seule la voix du dialogue et du consensus pourrait donc être la solution à cette vague de contestation qui après la crise des remet à nouveau les Français dans les rues.

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