Le ministre de la Santé annonce que la contraception sera gratuite pour les femmes jusqu’à l’âge de 25 ans !

Le problème de limitation des naissances et des grossesses non désirées constitue toujours des problèmes sociétaux. Les techniques de contraception réservées aux mineurs de 15 à 18 ans vont désormais s’élargir aux jeunes femmes jusqu’à l’âge de 25 ans. C’est l’essentiel à retenir de l’annonce faite par le ministre de la Santé Olivier Véran sur France 2 ce jour, dans l’émission les 4 vérités.

Du recul de l’usage de la contraception

Cette mesure d’extension de la gratuité des techniques contraceptives aux jeunes femmes se trouvant dans la tranche des 25 ans se justifie par « le recul de l’usage de la contraception » chez ces dernières. Les produits contraceptifs « coutent trop cher », c’est pourquoi l’état va garantir « une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, et de tous les soins qui sont liés à cette prescription », selon les détails du ministre de la Santé.

En effet, cet élargissement de la gratuité de la contraception aux jeunes femmes dont l’âge ne dépasse pas encore les 25 ans représente un effort qui va couter environ 21 millions d’euros par an au contribuable. Ce projet entrera dans sa phase active dès le 1er janvier 2022. Et si le seuil d’âge est fixé à 25 ans, c’est bien parce que l’autorité estime que « c’est un âge qui correspond, en termes de vie économique, sociale et de revenue à davantage d’autonomie ». Le ministre ajoute, en outre, que « c’est un âge où l’on va quitter définitivement la complémentarité de santé de son foyer ».

Par ailleurs, depuis 2013, la gratuité de la contraception était déjà offerte aux jeunes filles de 15 à 18 ans. Dès lors, le recours à l’interruption volontaire de grossesse a considérablement baissé. Les statistiques avancent, à cet effet, une chute nette de 9.5 à 6 pour 1000 entre 2012 et 2018.

 

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Les méthodes contraceptives en France : une histoire à part !

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1920, la France avait besoin de repeupler son territoire. Une politique nataliste approuvée par les parlementaires lança une guerre contre la provocation de l’avortement ainsi que la publicité et la vente des moyens contraceptifs.

En 1966, soit 46 ans après, le député gaulliste Lucien Neuwich déposa une proposition suggérant la légalisation des pilules contraceptives. Il a fallu attendre un an avant que la proposition ne soit examinée. L’Assemblée nationale l’adopta en décembre de la même année après amendement du sénat. Mais les décrets d’application ne viendront que deux ans plus tard et s’échelonneront sur trois ans (1969-1972).

À noter que la loi a prévu l’utilisation des pilules contraceptives sur ordonnances et uniquement par les majeurs dont l’âge est de 21 ans. En 1974, de nouvelles dispositions ont rendu libre leur utilisation et elles sont délivrées gratuitement, mais anonymement. L’année suivante, l’interruption volontaire de la grossesse a été légalisée. La pilule du lendemain ou contraception d’urgence a fait son entrée dans les pharmacies françaises en 1999.

Depuis 2013, la gratuité de la contraception est accordée aux de 15 à 18 ans, puis étendue aux moins de 15 ans en 2020. En septembre 2021, le gouvernement annonce sa gratuité aux jeunes femmes n’ayant pas encore franchi le cap des 25 ans.

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